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Rentrée des classes en Alberta: des parents contents malgré la COVID

·4 min read

Les jeunes francophones de l’Alberta ont repris le chemin de l’école, le lundi 11 janvier. Comme le taux de positivité était faible dans les écoles, le premier ministre Jason Kenney a confirmé la semaine dernière la réouverture des établissements scolaires. Malgré la COVID, certains parents reconnaissent la nécessité de cette rentrée.

Jason Kenney avait déclaré qu’il ne pensait pas que les écoles puissent être un vecteur majeur de la propagation du virus, d’où la décision de renvoyer les enfants à l’école. « C’est constamment dans ma tête quand elle va à l’école », admet Isabelle Déchène Guay, traductrice de formation et mère de deux petites filles de trois et six ans. Sa fille aînée est en première année à l’école Sainte-Jeanne-d’Arc, à Edmonton.

Cependant, elle relativise ce retour en classe imposé malgré les risques de transmission. « C’est important pour le bien-être de ma fille, elle a besoin de retourner à l’école. On a eu trois jours d’école virtuelle, et ça s’est bien passé, mais pour moi, ç’a représenté plus de stress que de savoir qu’elle est à l’école », reconnaît-elle. La responsabilité de l’enseignement à la maison peut paraître comme un fardeau, voire un élément anxiogène. « Je n’avais pas l’impression d’être adéquate, d’avoir la capacité d’aider ma fille autant que je l’aurais voulu », dit-elle. Comme certains parents travaillent de la maison, gérer le télétravail tout en encadrant l’enseignement de ses enfants peut représenter un double défi.

Un autre parent d’élèves, mère au foyer de deux garçons âgés de quatre et six ans qui n’a pas souhaité donner son nom, dit avoir été hésitante au début. Puis, elle a décidé que son fils y retournerait. « C’est pour sa socialisation ; mon fils est introverti et timide, il ne parle pas beaucoup. J’ai trouvé que c’était dur », explique-t-elle. « Ça va l’aider s’il retourne à l’école », poursuit-elle. Comme des évaluations étaient prévues, elle ne souhaitait pas qu’il manque ses examens.

Du côté du corps enseignant, la rentrée s’est bien passée et l’organisation a été bien implantée.

« On était déjà bien préparés », rappelle Nancy Bélanger, directrice de l’école Sainte-Jeanne-d’Arc, à Edmonton.

L’établissement compte au total 325 élèves, avec des classes comprenant de 16 à 26 jeunes. Parmi eux, 40 ont choisi l’école virtuelle à temps plein en partenariat avec le Centre francophone d’éducation à distance (CFED). Ce centre travaille actuellement avec les quatre conseils scolaires de la province.

Dès septembre, l’école avait instauré une série de mesures sanitaires. La première consiste à remplir tous les matins un questionnaire fourni par les services de santé de l’Alberta, demandant à la personne qui le remplit si elle a des symptômes et si elle a été en contact avec des personnes testées positives. Si c’est le cas, elle doit rester à la maison.

Le port du masque est obligatoire dans l’autobus, sur les aires de jeu de l’école et dans les corridors. Dans les salles de classe des élèves de troisième et de sixième année, « ils doivent mettre leur masque ».

Pour les enfants de la maternelle jusqu’à la deuxième année, « on encourage le port du masque, même si selon les directives de Santé Alberta, ce n’est pas obligatoire », explique la directrice. « On a cependant décidé de le mettre en pratique quand même », ajoute cette dernière. Les enfants doivent se désinfecter les mains systématiquement en entrant et en sortant de classe.

« Les professeurs ont aussi de bonnes habitudes. S’ils touchent quelque chose dans la classe, il faut qu’ils se lavent les mains », rapporte Mme Bélanger.

Les élèves se déplacent dans des cohortes, qui sont les classes. « Ces cohortes ne se mélangent jamais avec d’autres classes », détaille-t-elle.

Une partie du terrain de récréation est réservée à chaque groupe. « On a de la chance, car le terrain est suffisamment grand pour que les enfants puissent jouer », explique la directrice.

Quand vient le temps de rentrer en classe, l’organisation est de mise. L’établissement compte cinq portes, et les cohortes doivent rentrer une par une. La procédure est la même pour entrer dans les vestiaires. « Chaque élève a son bac de plastique pour mettre ses souliers. Après ça, la classe suivante peut entrer », ajoute-t-elle. La procédure prend en moyenne 10 minutes à chaque fois. La distanciation entre les bureaux est de 1,5 mètre à 2 mètres.

L’Alberta compte actuellement 13 220 cas actifs, tandis que 819 personnes sont à l’hôpital, et 132 aux soins intensifs. Depuis le début de la pandémie, 1345 Albertains sont décédés.

Hélène Lequitte, Initiative de journalisme local, Le Devoir