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Abattage des cerfs: l'avocate Anne-France Goldwater menace de demander une injonction

·4 min read

L'avocate et militante des droits des animaux Me Anne-France Goldwater menace d'entamer des procédures judiciaires contre la Ville de Longueuil si elle ne suspend pas le début de l'opération d'abattage d'une quinzaine de cerfs de Virginie au parc Michel-Chartrand.

Lors d'une conférence de presse virtuelle organisée par Sauvetage Animale Rescue, une organisation qui a pour mission de protéger les animaux en détresse, lundi après-midi, Me Goldwater a dit souhaiter discuter avec la Ville de Longueuil à propos de solutions pour éviter que cette «tuerie» n'ait lieu.

La municipalité de la Rive-Sud a annoncé plus tôt en novembre sa décision d'euthanasier une quinzaine de cerfs en raison de la surpopulation dans le parc.

Selon les autorités municipales, cette surpopulation menace l'avenir écologique du parc, le risque d'accidents de la route est augmenté de même que celui de transmission de la maladie de Lyme. Et la Ville ajoute que le déplacement des cerfs dans d'autres régions présenterait des inconvénients importants.

La flamboyante avocate, qui avait pris la défense des pitbulls montréalais au cours des dernières années, a dit trouver «extrêmement difficile à supporter qu'on va abattre des animaux pour rien».

Me Goldwater a expliqué que sa requête remettrait en question la décision de la municipalité d'aller de l'avant avec l'abattage des cerfs «de manière si empressée, sans consultation publique». La requête contiendrait une demande d'injonction interlocutoire pour suspendre l'opération.

La municipalité refuse de dire quand elle compte débuter l'opération d'abattage pour laquelle son permis est entré en vigueur lundi et demeure valide jusqu'au 4 décembre. Plusieurs policiers étaient présents au parc lundi.

«Je ne donne aucun ultimatum, a déclaré l'avocate, mais je propose un délai très court parce que le problème auquel fait face la Ville c'est qu'ils ont un permis qui ne vaut que pour deux semaines.» Selon elle, un délai de 24 heures serait «raisonnable» pour que la Ville manifeste ses intentions.

L'avocate a cependant reconnu que le plan de Longueuil «n'est pas illégal» puisque la Ville détient le permis approprié pour abattre les animaux. «S'ils agissent aujourd'hui, ce sera dans la légalité. C'est pour ça que ça prend une requête devant un tribunal pour obtenir un sursis de ce projet-là pour nous donner le temps de soumettre l'autre projet», a-t-elle ajouté.

Le Code civil du Québec précise depuis 2015 que les animaux «ne sont pas des biens», que ce sont «des êtres doués de sensibilité» et qu'ils «ont des impératifs biologiques».

Me Goldwater compte invoquer cet article de loi, mais estime que cela présente «certains défis parce que c'est difficile de faire reconnaître que les animaux ont le moindre droit à part d'être des objets». «Ce sont des lois qui n'ont pas de becs, ongles ou griffes. Quand j'essaie de les invoquer, mes réussites sont mitigées.»

Sauvetage Animale Rescue propose à la Ville de Longueuil de relocaliser gratuitement les 15 cerfs vers des refuges de la faune prêts à les accueillir.

Le «plan opérationnel» précise que les bêtes seraient d'abord mises en quarantaine pendant quelques jours dans un enclos temporaire qui serait construit au parc. Durant cette période, l'état de santé des animaux serait examiné et une équipe médicale pourrait s'assurer d'éradiquer des maladies transmissibles afin qu'elles ne soient pas exportées dans une autre région.

Les cerfs seraient ensuite capturés par sédation à l'aide d'un fusil tranquillisant sous assistance vétérinaire. L'opération s'échelonnerait sur un à deux mois puisque les cerfs seraient capturés tous les deux à trois jours. Ils seraient déplacés vers un enclos temporaire pour une autre quarantaine durant laquelle ils subiraient un examen vétérinaire.

Les animaux seraient finalement transportés vers un ou des lieux approuvés par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Sauvetage Animale Rescue précise que les cerfs pourraient être relocalisés dans un «environnement sauvage» en juin ou juillet, soit une période plus propice à leur relâche.

Le plan a été transmis à la Ville jeudi. «On est face à un mur, a déclaré Eric Dussault, directeur général de Sauvetage Animale Rescue. Un mur politique qui ne veut pas prendre en considération une solution du privé. (...) Nous sommes une entité privée qui a pour mission de sauver des animaux pour qui personne ne veut payer.»

Deux manifestations ont eu lieu au cours des derniers jours pour le sauvetage des cerfs.

- Texte de l'Initiative de journalisme local

Michel Saba, Initiative de journalisme local, La Presse Canadienne